// Architecte .NET & systèmes
Blog technique d'architecte spécialisé dans l'écosystème .NET et l'intégration de l'IA. Découvrez comment fusionner Clean Architecture, DDD et modèles de langage pour concevoir des applications d'entreprise robustes et intelligentes.
// Derniers articles
Décrire une application en prose à un agent produit du code plausible et structurellement faux. Un C4, un ERD, un diagramme d'états ou de séquence lèvent l'ambiguïté que le texte laisse traîner, et deviennent le contrat sur lequel on peut vérifier ce qui a été généré.
L'IA n'a pas remplacé l'architecte, elle a déplacé l'endroit où il crée de la valeur. Moins dans l'écriture, davantage dans le jugement : décider ce qu'on délègue, où l'on garde la main, et comment garantir qu'un système qu'on n'a pas tapé reste un système qu'on comprend.
Un agent ne raisonne que sur ce qu'on lui montre. Décider quoi mettre dans sa fenêtre de contexte, dans quel ordre, et quoi en retirer, est devenu un acte de conception à part entière. Plus déterminant, souvent, que le choix du modèle.
Un agent qui agit sur votre système est un exécutant qui suit des instructions venues de partout, y compris de données qu'un attaquant contrôle. Le sécuriser ne consiste pas à mieux filtrer le texte, mais à redessiner ce qu'il a le droit de faire.
Un prompt qui pilote un comportement en production est du code, même s'il ressemble à de la prose. Le traiter comme une chaîne posée au hasard dans un fichier, c'est réintroduire toutes les mauvaises pratiques qu'on avait mis vingt ans à éliminer.
Un système à base de LLM ne se teste pas comme une fonction pure. La même entrée peut donner deux sorties différentes, toutes deux acceptables. Pour garder la qualité sous contrôle, il faut remplacer l'assertion exacte par l'évaluation mesurée.
Quand une large part du code arrive déjà écrite par un agent, la revue change de nature. Le reviewer ne traque plus les fautes de frappe. Il vérifie qu'une intention a bien été comprise, et que les bonnes décisions ont été prises.